KNOW YOUR CUSTOMER : TOUT SAVOIR SUR LE KYC
Publié le : 04/10/2017 dans Buzzwords Par : Léa Labatut Tags :

Know Your Customer : tout savoir sur le KYC

Le KYC (Know Your Customer) est un acronyme venu des Etats-Unis. Il s’est rapidement imposé en France, notamment dans le secteur bancaire pour lequel les enjeux de connaissance client sont colossaux. Quelles sont les exigences du KYC et comment s’y conformer ?

 

Know Your Customer, alias KYC (prononcer Kaï-Waï-Ci), est le nom donné au processus visant à vérifier l’identité des différentes parties prenantes d’une entreprise. Sont donc concernés les clients, les fournisseurs et les partenaires. L’objectif ? S’assurer de leur intégrité et vérifier leur conformité face aux réglementations en vigueur. La finalité du KYC est de lutter contre des problématiques telles la corruption, le blanchiment d’argent ou encore le financement du terrorisme.

Le KYC, intimement lié à la connaissance client et à la transparence des transactions

Mieux connaître ses clients, fournisseurs et partenaires

La connaissance client est un principe qui n’est pas nouveau (lire notre article La vision client 360° pour une expérience inoubliable). Mais, les apparences étant parfois trompeuses, le KYC permet de mettre en lumière des zones d’ombre. Il est désormais primordial de soumettre l’ensemble des interlocuteurs d’une entreprise à un processus de due diligence. Hé oui, parfaitement connaître ses clients, fournisseurs et partenaires est une nécessité. En prouvant sa bonne foi, l’entreprise réduit les risques d’être tenue responsable en cas de soucis face à la législation locale et internationale.

Lutter contre la corruption

Un système robuste intégrant des procédures de vigilance à l’égard des clients et partenaires (KYC) aide les entreprises à ne pas se retrouver impliquées dans des situations à risque liées au crime économique. Le blanchiment d’argent, la fraude, la corruption sont autant de sujets qui peuvent nuire directement ou indirectement à n’importe quelle société. L’entreprise doit, par conséquent, intégrer à son système de gestion des risques et de la conformité (GRC) des mesures pour lutter contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

 

Comment appréhender le KYC ? Focus sur les outils les plus utiles

Lors de la mise en place d’une démarche KYC, l’une des étapes primordiales est l’obtention, la traçabilité et la conservation de documents nécessaires pour évaluer l’intégrité des parties prenantes. Pour les établissements bancaires, la complexité du processus d’identification est telle qu’ils sont obligés de passer par des prestataires externes. Comme l’explique le blog Info Légale, ils doivent avoir accès à des bases de données profondes et avoir une capacité à analyser les liens capitalistiques complexes en mettant en œuvre une expertise métier forte.

Avant d’entrer dans un tel niveau de complexité, il est important que toutes les données de l’entreprise soient centralisées dans un seul et même outil : un logiciel CRM ou logiciel de gestion de la Relation Client. Cet outil, au cœur du SI, a pour objectif de regrouper les données personnelles utiles (lire l’article sur le RGPD) et de donner une vision à 360° du client avec un historique de toutes les interactions. Alors, oui, grâce à la qualité de la connaissance client qu’il apporte, le CRM est l’un des piliers du KYC.

 

Les enjeux juridiques du KYC

Vers une obligation de vigilance et d’information

Au regard du KYC, toute entreprise a une double obligation. La première concerne une obligation de vigilance en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. La deuxième est une obligation d’information et de mise en garde de ses investisseurs et emprunteurs. Pour surveiller les institutions financières, de nouveaux organismes de contrôle indépendants voient progressivement le jour.

Les sanctions

Suite à plusieurs dérives et pour éviter que cela ne se reproduise, les groupes bancaires et financiers sont exposés à de très lourdes amendes. Ainsi, des sanctions financières atteignant plusieurs centaines de milliers d’euros peuvent être prononcées. Et, en parallèle, le risque de dégradation de l’image de l’entreprise peut avoir de graves répercussions sur sa réputation.

 

Pour conclure, le secteur bancaire est le plus concerné par cette notion KYC. Mais, pour chaque entreprise, dans chaque secteur d’activité, on ne le dira donc jamais assez : la connaissance client est au cœur du business. Pour centraliser toutes les données sur son écosystème (clients, fournisseurs, partenaires…), un outil CRM est le meilleur allié des différents métiers de l’entreprise. Ça tombe bien, si vous voulez en savoir plus, RDV sur notre site !

 

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