SaaS ou acquisition ? Faites un choix... ou pas
Publié le : 22/11/2017 dans CRM acquisition, CRM SaaS Par : Laëtitia Baret Tags :

CRM cloud ou CRM en acquisition ? Et si le mieux était de ne pas avoir à faire un choix…

Le cloud est à la mode et les chiffres le montrent. IDC s’est concentré sur le marché du CRM et a publié des chiffres pour 2017 qui mettaient en avant une croissance annuelle sur le marché du CRM SaaS de + 13,7% tandis que la croissance annuelle du CRM on premise est négative et pointe à – 6,7%. Est-ce à dire que le CRM en acquisition est mort ? À mon avis, ce serait une erreur de le croire et je vais vous démontrer pourquoi…

Historiquement, certains éditeurs de CRM (dont un basé à San Fransisco) ont préféré se spécialiser sur le SaaS dès le début. D’autres ont, dans un premier temps, proposé les deux modes (CRM en mode SaaS et CRM en acquisition) pour finalement se concentrer sur un seul de ces modes de commercialisation. Pourquoi ? Font-ils le bon choix ?

Une tendance de fond qui tend vers le CRM cloud

Cela fait maintenant 10 ans que la vague du SaaS connaît un énorme succès. Les frilosités voire les frayeurs des débuts sont dépassées. Tous les secteurs du logiciel sont concernés (CRM, ERP, RH…) et de plus en plus de DSI n’hésitent plus à faire ce choix.

Toujours dans une étude IDC sur le marché du SaaS en France, le marché du SaaS représentait 15% du marché des logiciels en 2017 et le cabinet prévoit une part de marché de 24% en 2021. Le CRM a de son côté une part beaucoup plus importante sur le SaaS puisque le CRM SaaS représente plus de 50% du marché.

Le CRM en acquisition, tout sauf un choix par défaut

Pourtant certaines entreprises continuent de choisir le CRM en mode acquisition, aka le CRM on-premise. Pourquoi ? Avons-nous à faire à des DSI réactionnaires ? Pas du tout ! Le choix de l’acquisition se fait souvent pour d’autres raisons que la résistance au changement.

Parmi les raisons évoquées du choix vers un CRM en acquisition, on retrouve souvent des préoccupations de sécurité. La DSI souhaite conserver la maitrise de la gouvernance de ses données (à ce propos, je vous soumets un article sur la sécurité des données). Que penser d’un prestataire de CRM SaaS qui héberge les données dans un pays régi par une réglementation qui permet au gouvernement de récupérer les données hébergées sur son territoire ?

Autre raison avancée, l’économie financière. En effet, le CRM SaaS et le CRM en acquisition présentent des couts à peu près équivalents sur une durée de 3 ans. Or, un projet CRM a une durée moyenne plus proche des 5 ans. Il reste donc 2 ans d’abonnement à économiser en faisant le choix du CRM on-premise.

Enfin, dernière raison pour les entreprises de grande taille principalement, les ressources. En effet, ces entreprises ont des équipes IT très importantes et le CRM peut très bien intégrer le lot d’applications dont ils ont la responsabilité.

SaaS ou acquisition, attention surtout au choix de non-retour

Chaque mode répond à des motivations différentes de la part des DSI. Un conseil que je peux vous donner serait de faire attention aux idées reçues des 2 côtés (je vous promets un article sur le sujet dans quelques semaines). Le plus important est de ne pas faire de choix qui soit irréversible.

Vous optez pour le CRM SaaS, assurez-vous qu’il y aura bien une porte de sortie et que vous pourrez bien récupérer vos données sous un format exploitable. Vous partez pour un CRM en acquisition ? Soyez sûrs d’avoir toujours les équipes et les infrastructures pour accueillir votre CRM.

 

Le mieux, le top du top, reste bien entendu de choisir un éditeur de CRM qui pourra vous proposer les 2 modes. Ainsi aucune porte ne vous sera fermée. À bon entendeur…

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