Publié le : 24/03/2014 dans CRM mobile, Service client Par : Laëtitia Baret Tags : Collectivités

La Relation Citoyen en ballotage favorable entre les deux tours

Le citoyen est mobile et cela les candidats aux municipales l’ont bien compris. Rares sont les équipes à ne pas avoir intégré cette donnée dans leur arsenal de campagne. Mais la relation avec les citoyens reste encore très mobile. Les collectivités peuvent-elles enfin intégrer ces nouveaux usages ?

Une campagne qui vise le citoyen mobile

Tous les candidats, ou presque, ont leur site web, consultables sur ordinateur mais aussi sur smartphone et tablette, ce qu’on nomme responsive design. Ils partagent leurs meetings, déplacements et autres bains de foule sur leur fil Twitter, leur page Facebook, une chaîne Dailymotion ou YouTube, un compte Flickr, Pinterest et diffusaient des flux Scoop-it. C’est également sur ces médias qu’ils ont annoncé les résultats hier soir et remercié leurs électeurs. Les plus connectés, comme Michel Havard, candidat UMP à la Mairie de Lyon, proposaient une application mobile, ou comme Vincent Feltesse qui à Bordeaux, est présent sur des réseaux sociaux plus marginaux comme Bobler, le réseau social de partage de clips vocaux de deux minutes maximum, ou Scribd, le réseau de partage de bibliothèque digitale. Pas besoin de beaucoup de moyens ou d’être une grande municipalité : Gambais, 2 000 habitants, le prouve sur https://www.facebook.com/agir.pourgambais. S’agit-il pour nos édiles de paraître « dans le coup » en utilisant les réseaux sociaux pour l’image auprès des électeurs ou ont-ils réellement intégré cette relation sociale dans leur rapport aux citoyens ? L’avenir nous le dira…

À quand le vote électronique…

Si la campagne s’est donc voulue mobile en tous points de vue, le vote, quant à lui, a bien été sédentaire dimanche dernier. Et le second tour le sera, sans aucun doute. En effet, les électeurs (enfin… 62 % d’entre eux) se sont déplacés vers les urnes pour aller y déposer leur bulletin de vote. Dans un monde où la mobilité aura été pleinement intégrée, peut-être pourrons-nous imaginer un vote par SMS ou par SVI.

Qu’en sera-t-il de l’après-campagne ? Et si les candidats, une fois élus, n’oubliaient pas cette fois-ci que le citoyen est un homo mobilis… Côté infrastructures, l’accès à Internet, partout dans la ville, par tous les habitants, est déjà largement développé dans les grandes agglomérations. Côté information, les premières différences sont visibles. Comment expliquer que le site de la Mairie de Paris ne soit toujours pas responsive design alors que la Mairie de Lyon propose de télécharger l’application mobile éditée par les services informatiques de la ville dès qu’on se connecte au site web depuis un smartphone ? Une étude réalisée par m2ocity et publiée en novembre 2013, souligne ces disparités et dresse ainsi le bilan des villes françaises « intelligentes ». Pas étonnant de retrouver Lyon en 1ère place ! Bien entendu, l’étude ne portait pas uniquement sur le site web des villes mais cela demeure la vitrine d’une certaine politique de la ville.

Une relation citoyen mobile

Pour aller plus loin dans cette prise en compte de l’homo mobilis, Nice propose depuis février 2013 un « spot Mairie ». Le principe ? Une mairie virtuelle où les citoyens peuvent effectuer leurs démarches administratives depuis une cabine installée dans un centre commercial (ou tout autre espace de vie). La Mairie de Paris (qui fait certaines choses bien, il faut l’avouer) propose quant à elle une application mobile DansMaRue qui permet de signaler les anomalies constatées dans la rue. De quoi améliorer la qualité de l’espace public et mieux répondre aux attentes des Parisiens.

Certains éditeurs (et nous en savons quelque chose) proposent déjà des solutions mobiles qui intègrent ces différentes facettes de la vie du citoyen : signalement de problèmes, possibilité de faire des démarches administratives en ligne et d’en faire le suivi, l’inscription à la cantine scolaire pour les enfants, aux activités para-scolaires pour les ados…

Mais avant de se lancer dans une telle politique, il faut une volonté de la part du maire et des élus car on ne parle plus ici de projet informatique mais bien d’un projet d’organisation de la cité. De la même façon que les entreprises, il y a quelques années, se sont réorientées « client », la ville doit s’orienter « citoyen ». Un problème d’encombrants ? Appelez tel numéro. Un problème de voirie ? Appelez tel autre. Des renseignements administratifs ? Tels autres encore. Tout cela est d’un autre âge. Citoyens, votre ville doit être multicanal. Téléphone, web, application mobile….. C’est à la ville de s’organiser pour nous répondre, pas à nous de tenter de comprendre son organisation.

Nos outils informatiques ne sont que le câblage de cette organisation. La mairie ne doit plus être ce lieu délimité par quatre murs mais rayonner partout dans la ville où le citoyen en a besoin : ATAWAD : Any Time, AnyWhere, Any Device.

Alors, pour ce week-end, si votre mairie est encore indécise, ce n’est pas la mairie qui doit être au centre de la ville, c’est le citoyen !

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