Gestion de la Relation Citoyen et élections
Publié le : 13/04/2011 dans Campagne marketing, Emailing Par : David Gotchac Tags : Collectivités

Relation Client et élections cantonales

Avec un taux d’abstention record de plus de 55 % au premier tour des dernières élections cantonales, nous ne pouvons que constater qu’il y a un problème qui dépasse assurément l’action conjuguée des événements tragiques du Japon et de la Lybie et des premiers rayons de soleil printaniers. Ce problème ne viendrait-il pas plutôt de la manière qu’ont les politiques de gérer la relation avec leurs citoyens ?

On entend dire que « cette forte abstention semble montrer que la majorité de nos concitoyens ne perçoit pas suffisamment l’impact dans leur vie quotidienne de l’action de leurs conseillers généraux, qui pourtant gèrent des compétences très importantes », que « les conseillers ne communiquent pas assez sur leurs objectifs et leurs fonctions, sur la valeur ajoutée qu’ils vont offrir aux concitoyens ».

Et pourtant … que de blogs, que de messages postés sur twitter (ce qui a même failli coûter l’élection d’un candidat), et sur facebook. En vain ?

Customer Relationship Management, Citizen Relationship Management

Les acronymes sont les mêmes, les techniques sont les mêmes … et les erreurs aussi.

Imaginerions-nous un seul instant un commercial qui ne se préoccupe pas en permanence de ses clients, qui n’a pas à leur égard une stratégie cohérente de communication dans le temps et ne va à leur rencontre que la veille de sortie de l’Appel d’Offre. Que peut faire le client si ce n’est se plaindre qu’on ne l’écoute pas ? 5 ans et 11 mois de silence radio et beaucoup de bruit pendant 1 mois, cela n’a jamais été une clé de succès.

Les entreprises qui réussissent en CRM ont toutes un point commun. Elles s’appuient sur les 3 C : Connaître, Capitaliser, Communiquer. Dans cet ordre là. Avec constance et méthode. Les autres font du bruit (euh, pardon, du Buzz) et disparaissent.

Combien de blogs politique et pas un seul qui ne suggère à l’internaute de déposer son adresse mail. Combien de professions de foi imprimées où ne figurent même pas, ni le site, ni l’e-mail du candidat … Combien d’internautes venus d’eux-mêmes visiter un site et avec lesquels on n’a même pas engagé un dialogue.

Il y a 20 ans, Thierry Frontère, président des Dirigeants Commerciaux de France me disait : « Le bon commercial n’est pas celui qui parle bien, c’est celui qui écoute bien ».

Y’a encore du boulot, Thierry !

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